Montgolfière en Cappadoce
6e jour
Une proposition a été théoriquement faite à l’ensemble du groupe lors des journées précédentes en autocar par le guide. À savoir, survoler au petit matin les vallées de Cappadoce en montgolfière. Le forfait est de 150 € par personne pour une durée de vol de 1 h.
Un minibus affrété par la compagnie viendra chercher les personnes intéressées dans les hôtels. Ce qui signifie qu’il faudra faire sonner le réveil à 4 h 30 pour les volontaires afin de respecter le départ à 5 h 30 de l’hôtel. Le vol étant programmé à 6 h 30.
Environ 12 à 24 personnes occupent la nacelle de la montgolfière et sont prêtes à s’envoyer en l’air. La précision du pilote est telle qu’il peut frôler les rochers et arbustes au centimètre près. Un verre de champagne sera offert après le baptême en montgolfière et un diplôme remis à chacun.
Une chose à déplorer pour ce vol
Si, pendant son circuit de ramassage dans les hôtels, certains participants oublient de se lever, cela va pénaliser tous les occupants du véhicule car celui-ci va stationner pour attendre les retardataires. L’attente peut durer 30 minutes.
Les candidats arriveront en retard sur l’aire de décollage et ne verront pas le gonflage de la montgolfière. Ils ne se verront pas non plus offrir le café en admirant la scène.
Le vol démarre par une ascension directe de 600 mètres et finit par un atterrissage directement sur la remorque de transport.
Le retour à l’hôtel se fera à 8 h pour prendre le petit-déjeuner et descendre les valises des étages.
On en profite pour faire passer le message aux étourdis. Lorsqu’il passe plusieurs nuits dans un hôtel, le touriste prend ses aises, à savoir qu'il place vêtements et objets dans les placards ou les meubles et, lors du départ, risque d’en oublier quelques-uns. Alors un conseil, regardez deux fois plutôt qu’une. Un petit coup d’œil dans la salle de bain pour vérifier.
Au revoir la Cappadoce
Aujourd’hui, on quitte la Cappadoce pour rejoindre Antalya. La journée va être rude, les heures de car longues. Certains ont eu la bonne idée d’acheter une carte touristique et suivront, kilomètre après kilomètre, l’avancement du bus.
On remarquera le nombre peu élevé d’arbustes dans les terres longeant la route.
Un arrêt en milieu de matinée est programmé pour visiter l’une des forteresses caravanières les mieux conservées sur le chemin de la Soie. Elle servait autrefois à protéger les marchandises des marchands. On remarquera l’immense porte et le fronton sculpté.
Certains en profiteront pour faire l’achat de livres de contes turcs. On notera le prix élevé de ces produits qui n’effraie pas le touriste retraité ayant l’idée d’un cadeau pour les petits-enfants. Il faut négocier dur pour arriver au tarif de douze euros les deux livres.
Sur le prospectus de la société Mosaïque, il est indiqué que le guide doit raconter une histoire en direction de cette visite de la matinée. Il faut le faire remarquer car certains d’entre eux font l’impasse là-dessus.
Après avoir stoppé sur les lieux de cette forteresse pendant 45 minutes, tout le monde remonte dans le car et le guide en profite pour faire la promotion d’une fabrique de loukoums. Une liste circule dans les rangées pour indiquer qui veut quoi. Il suffit d’indiquer le nombre de paquets que vous voulez. Il paraît que ce sont les meilleurs loukoums de Turquie et le tarif est de 5,50 € par boîte.
Avant de plonger en direction d’Antalya, le car s’arrête dans une station-service qui fait restaurant et qui possède un énorme magasin de souvenirs. Véritable industrie de la cuillère et de la fourchette, cet établissement loge dans une grande salle commune de 600 couverts. C’est une véritable fourmilière où tout le monde s’agglutine autour d’un buffet en libre-service pour aller se servir.
Il faut savoir que dans tous les restaurants de midi, les toilettes sont gratuites. Dans celui-ci, elles sont situées au sous-sol et, si vous n’avez pas écouté les recommandations du guide, vous allez vous sentir obligé de sortir une pièce car, au bas de l’escalier, deux hommes se tiennent postés avec une pancarte de 1 livre turque. Il faut leur dire « restaurant », c’est le mot de passe pour ne pas payer.
Après ce moment de restauration, le temps est venu de reprendre le bus pour une durée minimale de 4 h. La destination finale est encore lointaine.
L’arrivée à l’hôtel se fait finalement à 20 h, fourbus de fatigue et heureux d’avoir découvert le lieu magique de la Cappadoce. Le car a avalé la route à une allure raisonnable, sécurité oblige.